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Pasteur Mireille Barriol- Ferroul

 

 

Psaumes 133: 1
« Oh qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble. »
Jean 17: 11
« Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés afin qu’ils soient un comme nous. »

De quoi parlons nous?
Dans le titre de cette conférence, il y a trois mots importants, d’abord VIVRE, puis ENSEMBLE et enfin dans L’UNITÉ.
Vivre est un élément de notre quotidien, nous vivons dans nos activités journalières, notre intimité familiale, nous respirons, nous mangeons, nous dormons, entre temps nous travaillons et le dimanche nous participons au culte.
Ensemble, c’est le rassemblement avec d’autres dans la cellule familiale, dans une équipe sportive ou dans la vie de l’église. Un lieu où nous partageons des moments communs, des intérêts communs et des activités partagées. Dans la famille, comme les branches d’un arbre, nous grandissons tous dans de différentes directions mais nos racines ne font qu’un.
Dans l’unité, c’est l’harmonie, la volonté de se retrouver sur des sujets que nous apprécions particulièrement. Si de vivre et d’être ensemble sont inhérents à notre qualité de vivants, lorsque nous sommes dans une famille, il n’y a pas d’autres choix que d’être ensemble dans la maison. Mais dès que nous abordons l’unité, alors il y a différentes réactions pour choisir et pour donner à chacun la possibilité d’exprimer ses envies. L’un va vouloir regarder un film à la télé, l’autre un match de football, l’autre le feuilleton quotidien et les enfants les dessins animés. Il faut donc pour les parents mettre au point un programme qui ne désavantage personne pour garder l’harmonie.
Et ne nous y trompons pas, dans les activités de l’église, nous retrouvons les mêmes difficultés pour harmoniser les vœux de chacun. Et là, il faut bien que le Pasteur et le conseil d’église se laissent inspirer pour que tous les souhaits puissent se réaliser dans les meilleurs conditions possibles.
Il est évident que les moyens ne sont pas illimités et qu’il y a des décisions qui doivent faire l’objet d’un temps de prière et d’une orientation spirituelle bien menée en accord avec les principes de l’évangile. Nous voudrions bien animer des projets mais si les moyens financiers manquent alors, il faut bien choisir.
Même si nous sommes présents pour cette convention, il y a des parties de notre conférence qui sont orientés pour notre édification, il y a des similitudes entre notre vie et des attitudes communes, auprès des personnes que nous côtoyons dans l’église et dans ce monde. Nous allons donc parcourir les pistes que les textes d’introduction nous ouvrent.

Qui est concerné?

Bien entendu lorsque nous nous rassemblons en ce jour pour aborder certaines questions, nous allons nous baser sur ce que Dieu attend de nous et sur des expériences personnelles ou rassemblées par des témoignages qui nous permettent de nous concentrer sur ce chemin qui concerne premièrement l’église, ses membres et les paroissiens.
Nous devons faire ici une différence entre membres de l’église et paroissiens. L’église c’est la structure qui rassemble plusieurs paroisses et dans laquelle, nous nous retrouvons sur une confession de foi commune, sur des pratiques qui font l’unanimité dans nos orientations spirituelles. Les paroissiens sont les participants aux activités de la paroisse locale, donc qui vivent dans la même ville ou dans le même quartier. La fédération luthérienne franco malgache est une église, et nous nous rassemblons en tant qu’église aujourd’hui.
Vivre ensemble dans l’unité est une affaire personnelle, mais aussi une affaire communautaire. Pour demeurer ensemble, il y a une démarche individuelle à appliquer. Dans les rassemblements, nous voyons bien que dans les détails pratiques d’organisation, il y a un effort particulier à réaliser afin qu’aucun ne soit
oublié et que tous les participants profitent tous au maximum de la bénédiction. Il nous faut être attentif, pour éviter les bousculades, les incompréhensions lorsque nous sommes nombreux, que l’ensemble bien coordonné réjouissent tous les acteurs, ceux qui travaillent dans l’ombre prioritairement et ensuite ceux qui organisent le tout, ceux qui sont mis en lumière dans leur intervention et les auditeurs. Tout à l’heure nous aurons un débat et c’est là que nous allons voir si l’ensemble est bien unitaire sur les pensées que nous auront partagées et les ajustements que cela impliquera pour l’avancement de la vie de notre église.
David affirme qu’il est bon pour des frères de demeurer ensemble, rassemblés dans la vie de l’église et de la paroisse.
Un ensemble est une entité construite d’un seul bloc et nous en sommes chacun pour notre part une pierre qui solidifie l’ensemble mais nous y reviendrons plus tard. Comme nous sommes tous différents, nous ferons les choses différemment mais dans la bonne coordination de la vision de l’église.
Ceci nous introduit dans une appréciation de l’autre. La parole de Dieu nous invite à regarder l’autre comme plus important que nous-même. Philippiens 2:3 «Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes». Voilà que nous entrons dans l’idée de l’humilité. Il faut savoir accepter les pensées des autres et quelquefois mettre les nôtres en veilleuse.

Comment garder l’unité?
Quels moyens avons-nous pour garder l’unité? C’est un élément important de ce discours. Tout d’abord, il est particulièrement recommandé de poser dans la prière toutes nos activités de paroisses et de l’église et qu’elles soient présentées au Seigneur, sur ce sujet nous ne pouvons qu’être d’accord. Si il y a désaccord alors il faut rechercher l’inspiration auprès de Dieu. Certaines églises prennent des décisions à la majorité des personnes habilitées à voter et présentes dans leurs instances mais comme disait le président Abdou Diouf lorsqu’il était président de l’Organisation de l’Unité Africaine, la démocratie est le moins mauvais système politique sous-entendant qu’il pourrait y avoir mieux mais cela n’a pas encore été inventé.
Il existe dans toutes nos églises des règlements intérieurs qui définissent la manière de se comporter. Ceci est mis en place pour éviter les problèmes et ces règles limitent ou orientent les décisions à prendre, bien entendu tout cela doit être en accord avec la parole inspirée par Dieu. Dans ce domaine nous n’avons pas d’exemple spécifique dans les écrits du nouveau testament, mais ce sont les expériences qui ont créé l’obligation de définir la bonne entente ensemble afin de bloquer les semeurs de discordes, les perturbateurs et les diviseurs.
Si un membre n’adhère pas à ce règlement alors il ne peut pas devenir membre de l’église ou de la paroisse. Voici un exemple, un jour dans une ville en France, une personne entre pour la première fois dans le lieu de culte, peu de temps après elle demande à devenir un membre actif et elle propose toutes sortes de choses qu’elle souhaite modifier dans la communauté qui n’étaient pas en accord avec les règles d’église, parlant aux uns puis aux autres. Le conseil de paroisse se réunit et alors qu’elle avait déjà influencé certains. Un petit nombre du conseil était d accord avec cette dame et l’autre parti était en désaccord. Ceci se termina par des démissions du conseil et par le départ d’un nombre important de membres, la paroisse a dû se séparer de son pasteur parce qu’elle n’avait plus les moyens de le salarier et si elle vit encore c’est vraiment par la grâce du Seigneur qui après tout est le Maître de son église. Plus tard, la paroisse a appris que cette personne avait semé la discorde dans quatre autres paroisses de la ville et qu’elles avaient dû la mettre à la porte.
La bonne gestion des conflits est essentielle pour la vie d’une paroisse. Comme Jésus l’a dit dans sa prière sacerdotale au verset d’introduction «Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés afin qu’ils soient un comme nous». Puis plus loin dans Marc 9:51, nous lisons: «Soyez en paix les uns avec les autres». Nous devons être uns et tout mettre en œuvre pour rester unis. Ceci nous amène a parlé des conflits intérieurs dans l’église et dans la paroisse. Mais pour cette partie, nous avons toutes les références possibles dans le nouveau testament dans le domaine de la réconciliation. Il est bien évident que parmi nous, il ne peut pas demeurer des divisions entre des membres qui ne se parlent plus ou qui se critiquent mutuellement, qui multiplient les paroles pour attacher les autres à leur cause.
Tout commence par notre propre réconciliation avec le Seigneur, Romains 5: 10 «Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie». Si nous bénéficions de la réconciliation avec le Père céleste qui nous ouvre la porte du salut, ceci nous permet d’entrer dans l’église. Alors nous devons aussi appliquer à nous-mêmes le même principe pour nous réconcilier entre nous.
Souvent les difficultés arrivent pour des questions d’ambition personnelle ou de pouvoir. Nous savons que parmi nous, personne ne se bât pour avoir la présidence du conseil d’église ou de paroisse.
Romains 12:10, «soyez plein d’affection les uns pour les autres, usez de prévenance réciproque, tous nos efforts doivent tendre vers le désir de rester en paix avec tous les humains. En particulier avec nos frères et sœurs, «soyez en paix entre vous», dit Paul, 1 Thessaloniciens 5: 13. Il dit encore «S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes» dans Romains 12:18. Donc si cela dépend de notre attitude, alors nous devons mettre toute notre énergie à nous réconcilier. Jésus dit aussi une chose identique dans Matthieu 5: 23 et 24, «Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande».
Les hommes réagissent de façon complètement différente, c’est souvent celui qui a quelque chose contre un autre qui se déplace pour lui dire ses 4 vérités, alors que là le Seigneur nous invite à une démarche inverse, c’est celui qui n’a rien à se reprocher qui va voir celui qui a de l’animosité envers lui. C’est l’application de l’évangile dans toute sa splendeur. Il est donc préférable de donner son offrande avec un bon esprit, la démarche est aussi valable avant de prendre la saint cène.
Suit ensuite cet appel, 2 Corinthiens 5: 18, «Tout cela vient de Dieu qui nous a donné le ministère de la réconciliation». Voilà une dimension nouvelle qui nous est offerte, nous pouvons et je dirais que nous devons travailler à la réconciliation des membres de l’église, nous devons tous être des dispensateurs de paix entre nous. Tout à l’heure nous avons lu ceci «autant que cela dépend de vous», Jésus est le seul médiateur entre Dieu et les hommes et nous pouvons être des médiateurs dans les conflits entre nos frères et sœurs. Dès lors que l’on applique la parole divine, nous accomplissons la volonté de Dieu. Et nous ne devons pas douter du résultat, mais si notre intervention n’aboutit pas nous n’en sommes pas responsable. Nous pensons souvent que c’est le rôle du Pasteur et du conseil de devoir solutionner ce problème mais c’est le ministère de chacun.
Dans la paroisse de notre jeunesse, deux jeunes filles qui étaient sœurs, dérangeaient le culte chaque dimanche en hurlant et tout le monde se précipitait pour prier pour elles et les calmer. A un moment, il y a eu de la lassitude de la part de certains chrétiens et d’autres ne pouvant supporter cela ont quitté le lieu de culte et ne sont plus revenus à l’église. Plusieurs disaient, elles sont possédées et personne n’est capable de les libérer. Un esprit de division, s’installait mais ces deux adolescentes faisait cela uniquement pour le spectacle et pour se rendre intéressantes. La paroisse, pour éviter la division a dû leur interdire l’accès au temple. A ce sujet, un ancien a dit ceci: «Quand des personnes sèment le trouble et ne veulent pas s’intégrer dans la vie de la communauté et en appliquer les règles, elles doivent partir.
Il y a bien d’autres manières d’agir dans les troubles de nos paroisses. Mais nous n’avons rien inventé, des problèmes, il y en avait déjà dans l’église primitive. Paul a envoyé pas mal d’épîtres pour régler les conflits internes dans les églises qu’il avait fondées. Dans la mesure où nous ne serons pas épargnés alors soyons vigilants, laissons toute la sagesse divine et l’inspiration du Saint-Esprit nous diriger afin de ne pas être injuste dans nos décisions. Chaque cas étant différents, il n’y a pas de réponse toute faite mais il faut trouver la meilleur décision pour chaque cas qui se présente à nous.
Il y a quelques années, un pasteur était confronté à une division familiale. Ses parents étaient fâchés avec sa sœur cadette. Ceux-ci étaient tous chrétiens. Après un temps de prière, ce frère a recherché sa sœur et a fini par la retrouver de façon miraculeuse. Après une première rencontre et une discussion avec elle et son mari, présidée par la prière, ce pasteur avec sa femme et ses enfants ont traversé toute la France pour aller voir les parents et a fait la même démarche auprès d’eux, réclamant la réconciliation. Gloire à Dieu cela a été efficace et ils se sont pardonnés mutuellement et ceci dure jusqu’à ce jour. Quand une partie de la famille est désunie, la prière est la plus grande arme de la victoire. Si certains parmi vous se trouvent dans cette situation, dites vous que rien n’est impossible à Dieu car nous avons un Dieu de miracles.

Pourquoi est-ce important de vivre ensemble dans l’unité?

Premièrement, nous avons un témoignage à rendre autour de nous, dans la mesure où nous nous affirmons chrétiens nous devons vivre comme de vrais chrétiens, vous allez me dire mais il n’y a pas de faux chrétiens, et bien SI! Ce n’est pas notre habit du dimanche qui fait de nous des enfants de Dieu, c’est bien d’avoir reçu Christ comme notre Sauveur et Seigneur, d’avoir bénéficié de la grâce du pardon de nos péchés, expérience indispensable pour s’affirmer enfants de Dieu. A cause de cela nous devons être irréprochables dans notre comportement si nous voulons amené d’autres personnes à Christ, il faut leur donner envie de vivre la proximité de Dieu par notre attitude.
Deuxièmement, l’église a besoin de tous ses membres et nous avons tous besoin des uns et des autres. C’est ainsi que nous allons parler du corps de Christ et de notre propre corps.
En prenant exemple sur chaque membre de notre propre corps, il y a énormément de choses intéressantes dont nous pouvons nous inspirer. Il est nécessaire de faire marcher tous les membres de notre corps même les plus petits pour la gloire de Dieu. Dans 1 Corinthiens 12: 20 et 21, Paul nous dit: «Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main: Je n’ai pas besoin de toi; ni la tête dire aux pieds: Je n’ai pas besoin de vous.
Tout notre corps travaille ensemble, la main permet d’écrire, d’accomplir toutes sortes de tâches, de tourner les pages de la bible pour que l’œil puisse les lire et nos yeux transmettent une image à notre cerveau pour que nous puissions enregistrer les informations qui vont nous permettre d’appliquer les commandements de Dieu. Ce même cerveau va donner un ordre aux jambes pour aller visiter un malade, pour partir assister au culte. Notre cœur siège de nos sentiments va battre pour perpétuer la vie en nous, il va nous permettre de nous aimer les uns et les autres. Si le cœur dit «Aujourd’hui je suis fatigué je me mets en congé, allons nous vivre»? Si nos poumons ne respirent plus c’est la fin de notre vie. Si notre estomac ne fait plus son travail nous allons mourir de faim. Dès que notre foie se détraque, tout notre être est défaillant. Ne dit-on pas qu’un chrétien qui se fait de la bile et un chrétien qui manque de foi?
Chaque main possède 5 doigts, 4 sont voisins et alignés mais le pouce est à part pourquoi? Nous allons faire un test. (Prendre un jeune ou un enfant et lui faire arracher un livre de la main sans utiliser le pouce puis le faire avec le pouce). C’est le pouce qui donne la force nécessaire pour tenir quelque chose dans nos mains. La main peut délivrer une caresse, un acte qui montre que nous aimons. Dès que notre dos, notre bras ou notre jambe nous font souffrir, tout le corps en subit les conséquences, nous sommes bloqués et nous ne pouvons plus faire quoi que ce soit. Un pied ne peut pas dire à son voisin, je vais à Tananarive si tu vas à Tamatave, un œil ne peut pas regarder à droite quand l’autre regarde à gauche, sinon notre vision est altérée parce que nous louchons. Et nos oreilles ont une immense importance pour nous avertir d’un danger qui arrive, pour entendre l’appel de quelqu’un mais aussi pour recevoir l’enseignement la parole de Dieu, elles nous permettent d’entendre mais aussi d’écouter. La bouche, qui n’est pas la plus grande partie de notre être, est aussi utile car elle nous donne la possibilité de communiquer les uns avec les autres, elle nous permet de louer le Seigneur. Mais à l’intérieur, il y a un petit membre: la langue, elle peut faire du bien mais aussi du mal, elle nous ouvre toute la panoplie des saveurs surtout quand on mange du Raf-toute avec du riz. La langue peut prononcer une malédiction, si nous ne la tenons pas en bride, elle peut faire des ravages et être semeuse de tourments et de mort, transmettre une fausse rumeur mensongère. La langue peut être un élément de bénédiction, elle peut prononcer une prière de libération, donner une parole de consolation, encourager celui qui est dans la solitude ou dans la détresse, elle dit: «Je t’aime».
Il est bon de lire dans 1 Corinthiens 12: 27,
«Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part». Tous ensemble, nous sommes le corps de Christ et notre œuvre c’est de coordonner tous les membres, de défendre l’intégrité de l’unité.
Nous venons de divers lieux, nous sommes natifs de plusieurs villes, nous n’avons pas été élevés par les mêmes parents, donc nous avons de gènes différents avec des qualités et des défauts. Et ce sont la variété des caractères, d’hérédités et d’éducation qui font de chacun de nous des êtres uniques, même si nous avons des enfants qui nous ressemblent, ils ne sont pas notre image parfaite.
Éphésiens 4: 1 à 4 «Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation».
La diversité du peuple de Dieu fait la force du corps de Christ. La diversité de nos dons et de nos caractères font la complémentarité du corps de Christ. En premier lieu, il est bon de reconnaître chaque membre du corps comme faisant parti de l’ensemble. De même que notre main ne peut être séparée de notre corps, notre frère ou notre sœur ne peuvent pas être séparés du corps. Nous avons besoin des yeux qui peuvent voir la volonté de Dieu, nous avons besoin de mains pour accomplir les tâches dans l’église, nous avons besoin de pieds pour visiter les malades, nous avons besoin de ceux qui ont reçu la vocation du pastorat pour utiliser leur langue afin de prêcher l’évangile et de la bouche des catéchistes pour enseigner les enfants. Nous avons besoin d’administrateurs pour bien gérer les biens de l’église, nous avons besoin de communicateurs pour faire circuler les informations dans les paroisses. Tous les intervenants, ne font pas leur petit travail dans leur coin mais en
accord avec le projet d’église et l’engagement d’œuvrer ensemble. L’église est un tout où il ne peut pas y avoir d’individualités mais un même esprit. C’est cela de garder l’unité de l’esprit dont parle Paul. La vision de corps de Christ nous ordonne de vivre ensemble dans la plus belle harmonie possible en ne nous laissant pas troubler par quoi que ce soit. Rejetez les rumeurs et les accusations si ce n’est sur le témoignage de deux ou trois personnes. Si une dispute intervient entre nous, ne laissons pas les nuages s’accumuler mais réglons les tout de suite, deux membres ne peuvent pas demeurer séparer, ils ont besoin l’un de l’autre. Il vaut mieux passer pour un moins que rien que d’être un élément de division et de discorde dans la paroisse ou dans l’église.
Et la chose qui est essentielle, c’est de reconnaître que le chef et la tête du corps et de l’église c’est le Seigneur Jésus et que l’église n’appartient pas à une personne ou à une église différente de la nôtre, mais elle est que la propriété du Maître Jésus.

Conclusion

Actes 2:1, Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.
Romains 15: 6, Afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.
Nous sommes chacun une pierre de l’édifice et ce sont toutes les pierres assemblées qui font la maison et qui la rendent solide. Dieu a créé tous les hommes à son image et à sa ressemblance, mais il a donné à chacun une constitution, une nature et des qualités différentes. Si toutes les fleurs avaient la même couleur et le même parfum, la beauté disparaîtrait de la surface de la terre. C’est ainsi que le soleil de justice, brillant dans ce monde à venir, rend manifeste l’amour ineffable et la gloire de Dieu dans la personne de ses enfants. De cette manière, comme dit Jésus: «Moi en eux et eux en moi», nous nous réjouirons à toujours et à perpétuité.

Nous devons: «Vivre ensemble dans l’unité» AMEN